Une perte durable de capacité de gain
L’invalidité mesure la perte de revenu durable après atteinte à la santé, et pas seulement l’impossibilité d’exercer son poste actuel.
L’AI oui, les compléments non
L’AI est obligatoire pour les personnes domiciliées ou travaillant en Suisse. LPP, LAA et protections privées dépendent du statut.
La rente AI seule est rarement suffisante
Elle couvre une base, mais les lacunes restent fréquentes en cas de maladie, indépendance, temps partiel, salaire élevé ou hypothèque.
Schéma couverture invalidité
AI, LPP et assurance privée doivent être lues ensemble.
- Employeur LPP invalidité Prestations du 2e pilier
- État AI Rente fédérale selon le degré
- Méthode Scénario de revenu Ce qu’il resterait vraiment
Le trou se voit seulement quand on simule le revenu restant.
Qu’appelle-t-on invalidité ?
En Suisse, l’invalidité correspond à une incapacité de gain totale ou partielle, présumée durable, causée par une atteinte à la santé physique, psychique ou mentale. Elle peut être liée à une maladie, un accident ou une infirmité.
La notion est différente d’un simple arrêt de travail. L’incapacité de travail concerne votre activité actuelle. L’invalidité mesure plutôt la perte durable de revenu possible sur le marché du travail, après traitements et mesures de réadaptation raisonnablement exigibles.
La logique de l’invalidité
Avant la rente, l’AI examine d’abord les mesures raisonnablement exigibles pour maintenir ou améliorer la capacité de gain.
AI : la réadaptation avant la rente
L’assurance-invalidité applique un principe important : la réadaptation prime la rente. Avant d’accorder une rente, l’office AI examine les mesures capables de maintenir, rétablir ou améliorer la capacité de gain.
Une rente AI est examinée lorsque la personne a subi une incapacité de travail d’au moins 40 % en moyenne durant une année sans interruption notable et qu’une incapacité de gain durable d’au moins 40 % subsiste ensuite. Le droit à une rente naît au plus tôt six mois après le dépôt de la demande AI.
Comment le taux d’invalidité influence la rente
Le système est linéaire : un taux inférieur à 40 % ne donne pas droit à une rente AI. À 40 %, la rente correspond à 25 % d’une rente entière. Entre 50 % et 69 %, la rente correspond en principe au taux d’invalidité. À partir de 70 %, une rente entière est octroyée.
La rente entière AI reste plafonnée. C’est pourquoi une famille, un indépendant ou une personne avec charges élevées doit aussi regarder la LPP, l’assurance-accidents et les couvertures privées.
Pièges fréquents
La protection invalidité dépend fortement du statut professionnel et du moment où l’atteinte à la santé survient.
J’ai déjà une couverture invalidité : que vérifier ?
Relisez le certificat LPP, la rente invalidité projetée, les rentes pour enfants, votre statut LAA, les délais d’attente, les exclusions maladie psychique, la libération des primes et la coordination avec vos contrats 3a/3b. Vérifiez aussi si la rente couvre votre profession ou une activité raisonnablement exigible.
Pourquoi une protection privée reste utile
Les prestations AI, LPP et LAA ne couvrent pas toujours le revenu habituel. Les lacunes sont fréquentes en cas de maladie, travail à temps partiel, salaire élevé, activité indépendante, divorce, périodes sans cotisation ou couverture LPP minimale.
Une assurance privée peut compléter le système avec une rente d’incapacité de gain, une exonération du paiement des primes dans une assurance vie ou un capital de sécurité.
Nous ne vendons pas une rente avant d’avoir mesuré la lacune
Nous analysons certificat LPP, revenus, statut professionnel, couverture accident, charges et prestations sociales probables. Les solutions privées ne sont comparées que lorsqu’elles répondent à une lacune réelle.
Coordonner votre protection invalidité
L’invalidité doit être pensée avec les prestations de court terme, la LPP et la protection familiale.
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