C’est quoi ?

Une protection quand un tiers vous réclame des dommages

Elle couvre les prétentions liées à votre activité : dommage corporel, dommage matériel, préjudice consécutif ou perte financière pure selon le contrat.

Obligatoire ?

Selon votre métier, vos clients ou vos mandats

Elle n’est pas obligatoire pour toutes les entreprises, mais elle peut être imposée par une loi, une autorité, une profession réglementée, un appel d’offres ou un contrat client.

Point clé

RC entreprise et RC professionnelle ne couvrent pas la même chose

La première protège l’exploitation, les locaux, les produits ou les collaborateurs. La seconde vise surtout les erreurs de prestation, de conseil ou de mandat.

Schéma RC professionnelle

Erreurs, omissions et réclamations liées à vos prestations intellectuelles ou techniques.

  1. Selon métier Extensions Monde entier, sous-traitants, produits
  2. Paramètre Somme assurée Plafond adapté au risque client
  3. Base Faute professionnelle Préjudice financier causé au client

Indispensable dès que vous conseillez ou livrez un service.

À quoi sert une RC professionnelle ?

Une erreur de conseil, un délai manqué, une prestation mal exécutée ou un défaut de planification peut créer une réclamation importante. La RC professionnelle intervient lorsque votre activité cause un dommage à un client, un partenaire, un fournisseur ou un autre tiers.

La notion la plus sensible est le préjudice de fortune pur : une perte financière sans dommage corporel ou matériel préalable. C’est typiquement le risque des consultants, fiduciaires, architectes, ingénieurs, développeurs, agences, professions médicales, experts et indépendants qui vendent une expertise.

Couverture
Exemples
À vérifier
RC exploitation / entrepriseActivité quotidienne
Un client chute dans vos locaux, un collaborateur endommage un bien, un produit cause un dommage, une installation blesse un tiers.
Locaux, produits, travaux, véhicules confiés, biens travaillés, sous-traitants et territoires.
RC professionnellePrestation intellectuelle ou technique
Conseil erroné, calcul faux, diagnostic contesté, planification défaillante, rapport incomplet, retard de mandat.
Préjudices financiers purs, activités déclarées, rétroactivité, claims-made et période de découverte.
Extensions métierRisques spécifiques
Objets confiés ou travaillés, responsabilité produits élargie, atteinte à la personnalité, frais de crise, faute d’un sous-traitant.
Sous-limites, franchises, exclusions, obligations contractuelles et exigences d’appel d’offres.

La RC professionnelle fonctionne en deux temps

Analyser la prétention + Défendre si elle est injustifiée + Indemniser si elle est fondée

Cette défense passive est souvent aussi importante que l’indemnisation. Une PME évite ainsi de financer seule expertises, avocats, négociations et frais de procédure lorsque la demande est excessive ou infondée.

Est-elle obligatoire ?

La RC professionnelle n’est pas obligatoire pour toutes les activités en Suisse. Elle peut toutefois être exigée pour certaines professions réglementées ou sensibles, notamment dans la santé, le droit, la révision, la finance, la construction, l’ingénierie ou le conseil spécialisé.

Même lorsqu’elle n’est pas imposée, elle devient souvent un standard commercial. Beaucoup de clients, régies, donneurs d’ordre ou appels d’offres demandent une attestation de couverture avant de signer.

Pièges fréquents

Une RC mal paramétrée peut donner l’impression d’être couvert alors que le sinistre sort du périmètre.

Activité non déclaréeUn nouveau service, un pays ou une branche non déclarée peut créer un refus.
Perte financière pure absenteUne RC exploitation classique ne couvre pas toujours l’erreur de conseil.
Biens confiés ou travaillésLes objets que vous réparez, transportez ou transformez nécessitent souvent une extension.
Cyber mal coordonnéLes fuites de données et incidents numériques doivent être alignés avec votre cyberassurance.

J’ai déjà ce contrat, comment résilier ou changer d’assureur ?

Avant de changer, vérifiez la date d’échéance, le délai de résiliation, les activités déclarées, les sinistres en cours et surtout la validité temporelle. En claims-made, le moment où la réclamation est formulée peut compter autant que la date de l’erreur. La rétroactivité et la période de découverte doivent être reprises correctement.

Comment choisir les garanties

La bonne couverture part de vos scénarios réels : montant d’un mandat, valeur des biens confiés, conséquence d’une erreur, dépendance d’un client à votre prestation, sous-traitance, pays d’intervention et exigences contractuelles. Une petite franchise peut sembler rassurante, mais le plus important reste la définition des activités assurées et des types de dommages.

Finwise vérifie aussi la coordination avec la protection juridique entreprise, la cyberassurance, l’assurance commerce et la D&O lorsque la direction peut être personnellement mise en cause.

Avec Finwise

Nous adaptons la RC à votre métier, pas à une catégorie générique

Nous analysons votre activité, vos contrats, vos obligations professionnelles, vos sous-traitants et vos scénarios de sinistre. Ensuite, nous comparons les assureurs suisses pour obtenir une couverture claire, activable et cohérente avec vos autres contrats.

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