Construire votre propre filet de sécurité
Indépendant, vous devez organiser revenu, retraite, accident, maladie, invalidité et décès avec vos propres choix.
AVS oui, le reste dépend
L’AVS/AI est obligatoire. LPP facultative, LAA, perte de gain et assurances privées doivent être décidées selon votre situation.
La trésorerie passe avant l’optimisation fiscale
Un 3a optimisé ne sert à rien si une maladie de trois mois met votre activité en difficulté.
Schéma prévoyance indépendants
Sans LPP automatique : construire volontairement risques puis retraite.
- Famille Décès Sécuriser les proches
- Critique Perte de gain / invalidité Protéger le revenu d’activité
- Base Statut indépendant Pas de LPP automatique
Le chiffre d’affaires ne remplace pas un filet de sécurité.
Indépendant : les protections ne sont pas automatiques
En Suisse, le 1er pilier AVS/AI est obligatoire, mais il ne suffit généralement pas à maintenir votre niveau de vie. Contrairement à un salarié, vous n’êtes pas automatiquement affilié à une caisse de pension LPP et vous ne bénéficiez pas d’un employeur qui maintient votre salaire en cas de maladie.
Votre plan doit couvrir trois priorités dans le bon ordre : protéger le revenu immédiat, préparer la retraite, puis sécuriser les proches et l’activité si vous décédez ou devenez invalide.
L’ordre de priorité
Pour un indépendant, la meilleure optimisation fiscale est fragile si elle oublie les risques qui stoppent immédiatement le chiffre d’affaires.
Pilier 3a : le grand levier fiscal
Sans LPP, vous pouvez verser au pilier 3a jusqu’à 20 % de votre revenu net, au maximum CHF 36’288 en 2026. Avec une LPP facultative, le plafond retombe au montant salarié, soit CHF 7’258 en 2026.
Le choix entre banque, fonds et assurance dépend de vos revenus. Une solution bancaire ou fonds reste souvent plus souple pour un revenu variable. Une assurance 3a devient pertinente si vous voulez intégrer décès, invalidité ou libération des primes.
LPP facultative : utile selon le revenu
Un indépendant peut s’affilier volontairement à une caisse de pension, par exemple via une association professionnelle, la caisse de ses employés ou l’institution supplétive. Cette solution peut améliorer la couverture vieillesse, décès et invalidité, et ouvrir la porte à des rachats fiscalement déductibles.
Elle est souvent intéressante pour les revenus élevés, les indépendants avec famille ou ceux qui veulent une structure de prévoyance plus proche d’un salarié. Elle réduit toutefois le plafond 3a, donc le bilan global doit être calculé avant de signer.
Pièges fréquents
Les erreurs viennent souvent d’un plan construit uniquement autour de l’impôt.
Je suis déjà indépendant : que vérifier ?
Contrôlez vos cotisations AVS, votre 3a, une éventuelle LPP facultative, votre perte de gain, votre couverture accident, vos bénéficiaires et vos protections décès-invalidité. Adaptez après naissance, hypothèque, changement de bénéfice ou transformation en Sàrl/SA.
Décès, invalidité et continuité familiale
Une assurance décès peut protéger conjoint, concubin, enfants ou hypothèque. Une rente d’incapacité de gain protège le revenu si maladie ou accident réduit durablement votre capacité à travailler. L’assurance vie peut combiner épargne, protection et bénéficiaires selon le pilier 3a ou 3b.
Si l’entreprise représente une part importante du patrimoine familial, le plan doit aussi prévoir ce qui se passe en cas de décès, d’invalidité ou de succession.
Nous structurons une prévoyance qui respecte votre trésorerie
Nous analysons statut, revenu net, charges, famille, fiscalité et tolérance au risque. Puis nous comparons 3a, LPP facultative, perte de gain, accident, décès, invalidité et assurance vie pour construire une solution cohérente et évolutive.
Construire votre plan d’indépendant
Chaque brique répond à un besoin différent : revenu, retraite, famille ou fiscalité.
Structurer ma prévoyance d’indépendant Optimiser mon 3a Protéger mon revenu